10/01/2007

ETRE AVEC TOI

couple plage

Lorsque la douleur s'installe à demeure,
Faut-il que luttent ou renoncent nos coeurs?
C'est comme un froid, même près d'une flamme!
Il reste encore un peu d'énergie à mon âme
Pour franchir les murs barbelés de mon désespoir.
Mon coeur cherchera la parcelle d'espoir,
Même minime pour continuer notre histoire.

 

Lorsque le silence s'amplifie à demeure,
Faut-il que l'écoutent ou l'ignorent nos pleurs?
C'est comme un froid, même près d'un four!
Il reste encore un peu de chaleur à mon amour
Pour fondre les jours glacés de ma folie
Pour être en pensée dans ton lit.
Mon chagrin chechera la parcelle de bonheur
Même minime, parmi les débris de mon coeur.

Lorsque la mort espionne notre demeure,
Faut-il que nos âmes vivent ou meurent?
C'est comme un froid près d'un feu de forêt!
Il me reste encore un peu de courage pour rêver.

16  MARS  2002

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30/12/2006

A VERLAINE

cimetière

        Après sa mort, j'ai toujours su
Que Cricri chercherait les poètes disparus!
Puisque mon amoureux transi t'a trouvé,
        Je sais qu'une vie m'attend
            Et si je regarde en haut
            Dans votre bistro
            Je vous entends:
                A une table,
           Mes vers vous buvez.
Que vous arrive-t-il? Vous êtes lamentables
Sans boire d'alcool, une seule goûte:

        Alors, dis-moi, Verlaine
        Pour soulager ma peine
            Enlève-moi le doute:
        De sa mort, suis-je responsable,
        Car peut-on tuer par trop de mots?
        Est-ce-que ce sont plutôt les verres
        Qu'ils l'ont détruit... Ou mes vers?
Trop accablée par mes propres maux
Je n'ai pas été assez à son écoute:
Réponds-moi pour m'enlever le doute!
        D'un infractus, est-il resté
        Pour avoir Marseille quitté?
            Refusant son amour,
        Il n'a reçu que mon amitié...
A cause de mon fardeau trop lourd,
            M'a aidée à porter
       La déception d'un autre amour...
       A lire mes poèmes, il avait accepté.

O Verlaine! Fais lui connaître Baudelaire!
       J'aime à le savoir au ciel à lire nos vers
          Que dix mêtres sous terre."

 

            15  SEPTEMBRE  2005

19:51 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/12/2006

VIVRE

angeamitié

 

        A quoi bon vivre sans amitié...
Depuis que mon cricri ne voit plus le jour:
Peu de poèmes sont sortis de l'encrier!
Peu de vers ont osé me faire la cour!
            A quoi bon les écrire
        Puisque tu ne peux les lire.
        J'ai tendance à tout noircir:
Toi seul, tu savais me faire sourire.

        Sans amitié, à quoi bon vivre...
Maudit mois d'octobre qui t'aprivé de ta liberté!
Quoi?... Devant la page vide, je te sens révolté:
        Tes mots seraient-ils en prison?"
            Mon âme les a enfermés
        Puisque tu n'es plus là pour les aimer."
Pourquoi ne plus croire en ta muse, qui te fait survivre?
Là-haut, je boirai tes vers qui me feront vivre."
Alors pour trouver ta force, je cruste l'horizon.

Vivre? C'est voir les choses comme elles ne sont pas...
Timidement, les consonnes se glissent sous ma porte
        Et les voyelles me donnent la main.
Fébrilement, elles s'unissent: La poésie n'est pas morte.
        En pensée, tes pas accompagnent mes pas:
Car, sans amitié, à quoi bon demain!


                      13  OCTOBRE  2004

20:14 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

LA NEIGE

     

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     En cette période hivernale,
La neige est là... Quoi! De plus normal:

   Même si tu n'es pâs en avance
Tes gros flocons tombent en abondance.
Pourtant, l'an dernier, tu étais plus timide!"

Je suis là pour que tu sèches tes yeux humides.
Même si ton chagrin est incontrôlable,
        Rester inactif est impardonnable."

Sans toi, l'hiver perdrait sa personnalité.
Et bien! Sans lui, je n'ai plus d'identité.
       Au placard, ma vieille habitude!
       Au diable, ma chimérique passion!
       M'exprimé en vers, quelle dérision!
Ma muse ne vient plus troubler ma solitude."

Même si cela fait des lustres que tes semblables
        Evrivent des vers libres où poésie et prose
Ne font qu'un, je préfère tes vers qui jouent ensembles."

C'est vrai que je ne sais pas faire autre chose!
La poésie est là quand je souffre de tout mon être."

        Je ne voie pas de barreaux aux fenêtres.
        Alors qui t'empêche de courir dehors?"

        Les barreaux? C'est mon propre corps."

                       21  JANVIER  2003

19:48 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/12/2006

L'ENNUI

femme douleur

    

    L'ennui donne ample loisir
        De trouver les mots à écrire:
                  Il aiguise l'attention...
Le temps mort profite aux sensations
                  Pour capter la solitude
        Et caresser l'aile du silence.

Au delà de la monotonie, la transparence!

L'ennui finit par emprisonner l'habitude:
Seul, l'imprévu fracturera son verrou.
        La simplicité se mettant à genou,
Symphathise avec la feuille incrédule.

Au delà de l'aurore, le crépuscule!

Ma vie accumule la poussière de ma souffrance.
        Ma mémoire n'a point d'indulgence:
Elle me fait souffrir autant que le présent.
Le bonheur aurait-il oublié les poètes?
        Il ne faut pas être prophète
Pour savoir que l'ennui n'est pas une fête:
L'heure suivante me servira le même plat qu'avant!

Mais laissez-moi encore survivre pour voir
        Un avenir moins noir.

                 23  AVRIL  2002


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11/12/2006

DEMAIN

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O comme chaque jour est puéril et vide!
Que la course des heures est triste et stupide!
Pourtant, l'homme de vivre est avide:
      Il a foi en son existence
Et il tient à ses rêves d'adolescence.
Il croit que demain sera différent...
Mais il ne fait qu'avancer lentement
      Et inévitablement vers sa fin.
Alors, j'essaie de ne pas penser à demain.

O comme chaque nuit est froide et cruelle!
Que la course aux rêves est beau et naturelle!
Ah! Pourquoi faut-il mettre dans demain
      Tout l'espoir humain?
Alors que c'est aujourd'hui que l'on respire:
_" Espérer fait vivre, mais vivre fait mourir!"
Alors, j'essaie de ne pas penser à demain.

         1  FEVRIER  2002

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09/12/2006

ALCOOL

chat tasse

 

Adieu! Eclair qui m'a soudain ébloui,
Tu as voulus, mon frère, me sortir de ma nuit:
Ne vois-tu pas à mon teint que c'est sans espoir!
L'alcool, mon tombeau, se plait dans le noir.
O vin! Viens brûler mes printemps et mon palais
Et que ton linceul ferme mes yeux à jamais!

Adieu! Poésie qui m'a soudain émue,
Tu as voulu, mon amie, me faire revivre:
N'entends-tu pas que mon coeur ne bât plus!
L'alcool, ma mort, se plait à le rendre ivre.
O verre! Viens réchauffer ma dépouille
Puisque sans lui, mes os se rouillent!

Adieu! Amour, tes étés sont trop courts!
Tu as été le flambeau de mon terrestre séjour:
Ne vois-tu pas que mes roses perdent leurs chairs!
L'alcool en fera une couronne mortuaire.
O vin! Viens achever ta mise en bière
Perdre la vie, ne m'arrache pas une prière!

Adieu! Souvenir, tes hivers sont trop vigoureux!
Tu ouvres mon cercueil avec tes bêtes immondes:
N'entends-tu pas qu'ils mangent mon corps amoureux!
L'alcool en fera un crucifie en bois banal:
O verre! Viens inscrire sur ma pierre tombale:
"Ici, repose toutes les misères du monde."

18  MARS  1989

15:23 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |