14/09/2006

AU SOUVENIR

         Du livre de ma mémoire,

Je peux tourner les pages où vit notre histoire.
      Passent les heures, les jours, les semaines,

      Le passé reste ma demeure :

      J’y peux lire ton premier : « Je t’aime !»

            Et, j’en pleure.

      Du livre de ma mémoire,

Je peux badigeonner les pages de peinture noire
      Restent tes yeux, tes lèvres, tes mains.
      Mon âme est ta demeure :

      J’y peux voir ton dernier : «  Je t’aime ! »

            Et, j’en pleure.

      Au pays du souvenir,

Le moindre brouillard peut me faire souffrir :

Alors le passé pousse mon cœur à être poète

En matérialisant nos souvenirs dans ma tête :

      J’en suis mille fois récompensée.


              
7  MAI  2004

10:58 Écrit par Po dans rêverie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/09/2006

L'EXIL POETIQUE

 

 

Ici, à la lisière des jours d’absence,

Ma vie décortique chaque silence

        Au contour insensible :

Je sombre dans cette faille invisible.

L’exil poétique est une seconde chance :

        Une douce convalescence !

        Dans cet étrange horizon,

                Aimer est en option.
A l’ombre d’un rêve d’adolescente,

Mon corps efface chaque matin

               Aux lames tranchantes,

Pour reboiser les déserts de mon chagrin.
Je découvre un bonheur surnaturel

        Sans ma masse corporelle.
                Exilée de ma chair,

        Ma souffrance, j’enterre.
        Sous des cieux plus favorables,

Mon âme décongèle mes larmes incontrôlables.
Ma muse fissure les roches de mon désespoir,

Irradiant l’immense besoin de te voir.

Ici, je traîne mon manteau de souvenir

                Autour de ton vide.
        J’organise mon avenir :

        Un squelette sans ride !

 

 

          9  JANVIER  2002

08:34 Écrit par Po dans rêverie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/09/2006

LA MAGIE DES MOTS

licorneblue[1]

 

     La poésie ? Tu es notre édelweiss alpin

Blancheur parfumée de notre monde contemporain !

Tes vers fleurissent en des endroits inaccessibles

Que le poète obstiné arrive à cueillir pour sa belle

Muse lui prouvant son amour sans limite possible.
        La poésie ? Tu respires dans mes prunelles !

 

        Les mots ? La muse les sème au vent !

Le poète assidu les rassemble en couronne florale.

Vous embellissez avec Internet notre moral.
Nous sommes attirés par vos vers comme un aimant :

Ecrire et lire, c’est devenu notre véritable vocation.
         Les mots ? Vous vivez que par ma respiration !

 

        La magie ? Tu es présente dans tous nos vers !

Tu ensorcelles avec Internet notre univers.
Pour ouvrir la grande porte de mon jardin secret,

Ma bonne Piéride concocte une cyberpotion

De mots imagées nés de mon imagination.
       La magie ? Le webmaster en possède les clés !

 

        L’internaute ? Vous entrez dans ce monde fascinant !

Où mon ombre avec la votre se parle en dansant,

Où les montagnes se rencontrent poussées par le vent,

Où les jolis papillons en elfes se métamorphosent,

Où sur chaque vers, une note cybernétique se pose.
        L’internaute ? Vous réagissez à ce monde envoûtant !

 

 

                      9  OCTOBRE  2005

 

 

 

16:04 Écrit par Po dans rêverie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |