07/03/2007

SOUVENIR TACTIL

art-ilona

Si le corps a le sens de l'exil,c'est dans la peau,
De préférence poétique où disparaîtrait les maux:
     Ne plus toucher le sol pour m'exiler ailleur,
               Hors de ma douleur.

     Ne plus sentir les draps humides
               D'avoir trop pleurer.
     Faire dans mon esprit le vide,
               Pour pouvoir rêver.

     Dans le monde de l'imaginaire,
Il est possible de voyager hors de ma chair.
Alors me carresse le souffle de la muse
Avec les mots et les rimes, ma plume s'amuse.
      Déconnectée du réel, tout est beau!
L'aigle royal me prend telle une proie,
          Pour voir le monde d'en haut.
Les nuages sont aussi doux que de la soie
Et le vent embrouille mes cheveux et mon identité.

Pourtant, il me faudra tôt ou tard toucher la réalité:
          Ne plus m'accrocher au stylo
          Comme si ma vie en dépendait.
Laisser dans un coin du ciel rose mes folles idées...
Mais garder au coeur mon incroyable souvenir tactil.
          Dans la fissure de mes vers,
          Ne point fermer la porte de l'exil,
Pour y voler dés que mon âme morose sera à l'envers.

La prochaine fois, aller plus loin vers le paradis
     Pour y cotoyer les célébrités de la poésie.
     J'y serai tellement bien qu'il est probable
Que je ne revienne pas: Cela est envisageable!

6  MARS  2007

12:13 Écrit par Po dans nostalgie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Comme si... Comme si ma vie en dépendAIT...
Crois-tu vraiment que tu pourrais te passer de poésie ? C'est sûr, le toucher est plus subtil encore, mais les mots ont un fort pouvoir... N'a-t-on pas écrit "au commencement était le Verbe, puis le verbe se fit chair" ?... Joli poème poétesse
bisous et bonne fin de semaine
Jef

Écrit par : quarkenciel | 08/03/2007

Les commentaires sont fermés.