02/01/2007

AILLEURS

elfe lune

Ailleurs du linge parfumé sèche son bonheur
Sur le Mistral d'acier tendu vers le bleu du ciel,
Où les mouettes grises viennent prendre le soleil:
Pour le ramasser, une vie passera tout à l'heure.

Ailleurs une nappe fraîche a été labourée et semée
Dont les graines de tournesol deviennent des fleurs.
Ailleurs des corps offerts à l'attente de s'aimer,
Sous les olivier de coton, froissent la sueur.

Ailleurs une mer salée agite ses beaux chalutiers
Où un château isolé est visité du monde entier.
Ailleurs des satons d'argile font une folle farandole
Et le Patis se ^rend pour un vrai moulin à parole.

Ailleurs la bonne mère dorée de son piédestal,
Descend pour se glisser à côté de ton sommeil:
Pour que tu crois quand sonne l'heure du réveil
Que je suis revenue de ma montagne glaciale.

Un doux accent de lavande de mon adolescence
Vient jusqu'ici me hanter. Ah! Sacré Provence!

            18  JANVIER  2002

18:12 Écrit par Po dans rêverie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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