30/12/2006

A VERLAINE

cimetière

        Après sa mort, j'ai toujours su
Que Cricri chercherait les poètes disparus!
Puisque mon amoureux transi t'a trouvé,
        Je sais qu'une vie m'attend
            Et si je regarde en haut
            Dans votre bistro
            Je vous entends:
                A une table,
           Mes vers vous buvez.
Que vous arrive-t-il? Vous êtes lamentables
Sans boire d'alcool, une seule goûte:

        Alors, dis-moi, Verlaine
        Pour soulager ma peine
            Enlève-moi le doute:
        De sa mort, suis-je responsable,
        Car peut-on tuer par trop de mots?
        Est-ce-que ce sont plutôt les verres
        Qu'ils l'ont détruit... Ou mes vers?
Trop accablée par mes propres maux
Je n'ai pas été assez à son écoute:
Réponds-moi pour m'enlever le doute!
        D'un infractus, est-il resté
        Pour avoir Marseille quitté?
            Refusant son amour,
        Il n'a reçu que mon amitié...
A cause de mon fardeau trop lourd,
            M'a aidée à porter
       La déception d'un autre amour...
       A lire mes poèmes, il avait accepté.

O Verlaine! Fais lui connaître Baudelaire!
       J'aime à le savoir au ciel à lire nos vers
          Que dix mêtres sous terre."

 

            15  SEPTEMBRE  2005

19:51 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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