22/10/2006

CONTRASTE

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Hier, la mer généreuse à perte de vue
        N'avait pas de limite à la beauté.
Les vagues venaient se prosterner à mes pieds nues.
A présent, suls viennent me voir les moineaux,
        Pour accompagner mes maux.
A l'étroit, mon regard triste est arrêté
        De tous les côtés.

Hier, le vent impétueux berçant les bateaux
        N'avait pas de limite à la liberté.
Il me servait l'odeur d'embrun sur un plateau.
A présent, mon âme sensible est déconnectée
        Du réseau olfactif.
A l'étroit, mon coeur regrette les espaces verts
        Et le Mistral réclame mes vers.

Hier, la mouette ambitieuse dansant sur les récifs
        N'avait pas de limite à l'amitié
Je lui apprenais inlassablement mes pirouettes
        Pour qu'elle soit un jour, une starlette.
        Mais, n'en déplaise à Baudelaire,
      Etant du sud, à l'albatros, je préfère.
A présent, seuls me parlent les pigeons
        Avant de faire le grand plongeon.
A l'étroit, mes rêves sont confrontés
        A la dure réalité.

Hier, j'effleurai de mon aile le monde de l'édition.
A présent, j'y renonce pour faire du surgelé
        Ma nouvelle passion.
A l'étroit, mes clients acheteront sucré et salé.

              
                 13  SEPTEMBRE  2005

 

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12:19 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Très joli J'aime beaucoup ce poème sur la découverte de l'amitié Lydie. Désolé de passer moins souvent, j'attends toujours ma connexion perso depuis un mois et deux semaines. je te souhaite un bon we et te remercie pour ton passage et les touchants mots de plumes que tu as laissés. Bises amicales, à bientôt !

Encore bravo pour ton blog.
Jean-François

Écrit par : quarkenciel | 27/10/2006

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