13/09/2006

INCONCEVABLE

 

Quand arrive la nuit, la lumière se vide :

      Mon corps est un désert aride.
Les heures rejettent les ombres du passé :

      Mon cœur est un océan asséché.
J’ai décollé les mots de ma souffrance :

      Ils se nourrissent de mes silences.
Lorsque le Mistral sème mes multiples blessures

       Mon âme fragile se fissure.

 

      Le passé… Inutile de le retenir

            Dans sa course folle.

 

Seuls, les mots d'encre revendiquent l'avenir:

      Ils forment une grande farandole

            Qui efface l'ennui.
Inconcevable, le silence prend la parole,

            En déchirant la nuit.
Il prend sous sa protection cellulaire

      Les éternels mots épistolaires,

            Seuls, digne de lui.

      Aussi, je regrette ces riens

      Qui faisaient que j'étais bien.

 

                 28  OCTOBRE  2001

 

 

07:35 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.