12/09/2006

UN PRIX EXORBITANT

Tu es là ! O Mars ! Tu m’assistes

Dans ma peine et dans ma douleur.

      Si tu pouvais accélérer les heurs

      Pour qu'au lieu de demain triste,

Ce soit après...après...après demain.
Je sens déjà, de la nuit, la fraîcheur:

Une étoile parait... Un jour s'éteint...
Encore un de plus, sans toi, sur ma liste.

L'étoile a beau me répéter ces mots:

      _" Ne vis que l'instant présent!"

Je ne vis que pour ce jour, pourtant,

Qui viendra, mais jamais assez tôt,

Où je serais dans tes bras à nouveau.

Mes yeux, avec le brouillard du souvenir,

      Ne peuvent voir arriver l'avenir.
Mon coeur ne peut s'acclimater à l'absence.
Mon âme sait les moindres recoins du silence.
Si bien que pour eux, point de surprise,

       Au tournant de ma vie grise!

 

Ma mémoire écrasée sous le poids du passé

      S'essouffle et abîme mon moral.
Si bien qu'insupportable est mon mal!

Mon âme d'enfant voudrait débarrasser

            Les tiroirs de ma chair

            De ta présence très cher.
Mon coeur de femme voudrait retrouver

            La paix en secouant son sang

            A la fenêtre de mes 40 ans.

O distance! O solitude! Laissez-moi rêver

De lui! Même si j'en paye un prix exorbitant.


                          15  MARS  2002

12:03 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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