12/09/2006

FROIDURE

De savoir que notre été est bien fini, mon âme frissonne.
Dehors, règne un silence mortel : aucun pas ne résonne.
L’absence est un froid plus redoutable que le dur hiver

Qui pourtant recouvre de neige les grands sapins verts.
      L’insomnie selon son bon vouloir,

      Fracture les portes de mes yeux noirs.

Tel un beau rayon de soleil, tu illuminais ma vie :

De peur d’y perdre la vue, ne te regardais qu’à demi.
Je t’aime et j’ai regretté et pleuré d’être aussi ronde :

Pour en témoigner, il y a les innombrables secondes.
      Les étoiles ont pris mes joies et mes rires.
      Mes lèvres sensuelles n’ont plus de plaisir !

 

Mon cœur engourdi par tes baisers ne se délivre :

Faut-il, pour l’entendre battre, gratter le givre ?
Aussi sûr que quand le ciel s’assombrit, il va pleuvoir,

Mon âme immortelle se meurt de ne pouvoir te voir.
      La lune charnelle, selon ses désirs,

      Se joue de mes larmes à loisirs.

      Ceux qui n’ont pas connu le mal d’aimer,

             Ici-bas, ont tout ignoré.

 

 

           4  OCTOBRE  2001

15:17 Écrit par Po dans Spleen | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.